Présentation de notre commune

Habitants: Les Prélotes et les Prélots

Population :1125 habitants (source Insee 2016)

Superficie :11.2 km2

Code postal : 60440

Code Insee : 60489

Département : Oise

Région : Picardie 

Péroy les Gombries est membre de la Communauté de Communes du Pays de Valois(CCPV)

Topographie : www.geoportail.gouv.fr

 


Historique de notre commune

 

Bâtie sur un plateau calcaire de faible altitude (entre 99 et 134 mètres), la localité de Péroy Lès Gombries fait partie du canton de Nanteuil le Haudouin. Le sol très fertile au sud devient sablonneux dans la partie Nord, près des bois.Les vestiges archéologiques ne permettent pas d’affirmer qu’il existait un habitat permanent dans le site bâti actuel, antérieur à la deuxième partie du Moyen Age (après l’an mil).

On doit toutefois noter qu’une « allée couverte », sépulture collective du néolithique a été détruite au début du XXème siècle, à proximité du ru Marquant, sur le territoire de Droizelles. On peut aussi remarquer que les grosses pierres de grès ont pu être propices à un culte pré-celtique (Pierre au Coq, Pierre Blanche, etc.) et aussi être utilisées comme polissoir pour les bifaces qui ont été retrouvés dans le village ou à proximité de celui-ci.

Les premiers habitants de notre canton recherchaient la proximité de l’eau et des terres légères, faciles à cultiver. Comme l’indique l’origine des noms des trois villages voisins, les Celtes gaulois se sont installés dans la vallée de la Nonette à Nanteuil   «Nant : la source, oïlum : la clairière » à Baron « bar : point élevé au-dessus d’un cours d’eau » et dans celle de la Launette à Ver «verno : aulne ».

Les immenses villas des gallo-romains sont souvent installées à la rupture de pente du plateau, vers le sud-est, non loin d’un point d’eau comme c’est le cas dans la zone méridionale de la commune. Une recherche de surface a permis d’identifier un vaste ensemble rural déjà occupé au premier siècle après Jésus-Christ (fragments de tuiles de poterie, pièces, meules portatives etc.).

La toponymie (étude de l’origine des noms des lieux) peut témoigner de la présence gallo-romaine dans notre canton. Les noms de villages se terminant par le son (i) écrit : y ont souvent origine le nom du soldat romain à qui la terre a été donnée pour une retraite aux champs (Boissy, Silly, Montagny, etc.). Pendant cette période, notre région était couverte de bois : la forêt de Servaisregroupait les massifs de Compiègne, Ermenonville, Senlis et Chantilly. Divisée en plusieurs parties, celle qui nous intéresse prit le nom de la forêt de Brie qui a son tour fut divisée au temps des grands défrichements du XIème siècle et XIIème siècle. Le canton appartenait alors à la forêt de Retz (entre Borest et Réez-Fosse-Martin, deux lieux ayant conservé la trace de ce domaine).

Dans la seconde partie du Moyen Age, la paix, une abondance retrouvée, une population à forte croissance entraînent des défrichements intensifs (le mot essarter, synonyme de défricher est encore présent à Droizelles : la ferme de Lessart). Dans les nouvelles clairières des villages se constituent, souvent nommés d’après des éléments de la nature : végétaux, minéraux. Les villages voisins d’Ormoy (l’orme), de Fresnoy (le frêne), illustrent le propos. Lisières des bois et garennes éparses donnent un aperçu de l’extension des labours.

La forêt joue un rôle essentiel dans le développement de Péroy les Gombries. Au Moyen Age elle est source de richesse (bois et charbon de bois, nourriture des troupeaux, gibiers de toutes sortes).L’importance du bois du Roi et des forêts voisines fera de cette zone un enjeu économique important. Sous l’Ancien régime, la gruerie royale de Nanteuil s’étend aux bois de Péroy (bois du roi).

                                                         Document réalisé par J-M VASSEUR


Site remarquable protégé « La Pierre glissoire »

 

Ce grand bloc de grès aux allures mystérieuses tire son nom d’une croyance populaire invitant les femmes en mal d’enfant à glisser tout du long… fesses nues.

Mais que cette légende soit vraie ou fausse, le site de la Pierre glissoire, mérite incontestablement le déplacement. L'endroit propose en effet un milieu naturel remarquable, bien que fragile et menacé.

Niché au beau milieu du bois du Roi, ce chaos de grès accueille des mousses et des lichens très rares. La Pierre glissoire est le terrain d’élection d’oiseaux parmi les plus rares d’Europe et le site ne compte pas moins de 78 espèces de plantes dont la bruyère cendrée, exceptionnelle en Picardie ou encore la spargoute printanière en voie d’extinction dans notre région.

 

L’endroit, un temps menacé par la végétation sauvage, a retrouvé de sa superbe grâce à d’importants travaux de réhabilitation. Un sentier de randonnée, balisé par des rondins de bois y accueille le promeneur et les nombreuses activités pédagogiques proposées (chantiers nature, sorties-découvertes) permettent de mieux appréhender ce site remarquable.

 

A noter qu’en 2013, l’Engoulevent d’Europe y a été entendu pour la 1ère fois et qu’en 2015,un cousin du muguet, le Maïanthème à 2 feuilles y a été découvert.

 

 

 

 

Le groupe scolaire du village porte le nom de papillons de nuit très rares répertoriés dans les landes du Bois du Roi : Les Noctuelles.


 

 

 

 

 

Monument aux morts

 

Situé à l’entrée du village, le monument, surmonté d’un Poilu et portant la devise « on ne passe pas » a été érigé en 1919 afin d’honorer la bravoure et le sacrifice des Soldats Morts pour la France pendant la première guerre mondiale. Sur la dalle de pierre, sont gravés les noms de ces soldats ainsi que ceux des combattants tués lors de la guerre de 1939-1945. Chaque année, les commémorations de l’Armistice du 11 Novembre 1918 et de la Victoire du 8 mai 1945 permettent de rendre hommage aux victimes de ces combats et de rappeler les absurdités de la guerre ainsi que le refus de tout nouveau conflit.

Sculpté par Eugène Désiré Piron, la particularité de cet édifice lui confère une bonne place dans l’ouvrage de Jacques Bouillon et Michel Petzold : Mémoire figée, mémoire vivante.